Il pleut, il pleut, bergère
Rentre tes blancs, mouton
Allons sous ma chaumière
Bergère vitalon
J'entends sous le feuillage l'eau qui tombe à grand bruit
Voici venir l'orage
Voilà l'éclair qui luit
Entends-tu le tonnerre?
Il roule en approchant
Prends un abri, bergère, à ma droite en marchant
Je vois notre cabane et tiens, voici venir ma
Mère et ma sœur Anne qui vont l'étable ouvrir
Bonsoir, bonsoir ma mère
Ma sœur Anne, bonsoir
Jamais deux mains, bergère, près de nous pour ce soir
Va te sécher, ma mie, auprès de nos tisons
Sœur, fais-lui compagnie entre petits moutons
Soignons bien, ô ma mère, cent ans joli troupeau
Donnez plus de litière à son petit agneau
C'est fait à l'ombre d'elle
Eh bien donc, la voilà
Encore, c'est qu'elle est belle
Ma mère, voyez-la
Soupons, prends cette chaise
Tu seras près de moi
Ce flambeau de Mélèze brûlera devant toi
Goutte de seul étage, mais tu ne manges pas
Tu te sens de l'orage
Il a là, c'était pas
Et bien, voilà, ta couche
Dors-y jusque ce jour
Sur ton front pur, ma bouche, prends un baiser d'amour
Ne rougis pas, bergère
Ma mère et moi, demain, nous irons
Chez ton père, lui demander ta main
