JOHN MARTYN
Un génie précoce de la guitare
Né en 1948 à New Malden, en Angleterre, John Martyn s’est imposé dès les années 1960 comme l’un des guitaristes et chanteurs les plus originaux de la scène folk britannique. Dès son premier album, London Conversation, il affiche une sensibilité rare, mêlant folk traditionnel et influences jazz. Sa voix grave et éraillée, couplée à un jeu de guitare innovant utilisant l’écho et la distorsion, le distingue immédiatement de ses contemporains.
L’apogée créative : de Solid Air à One World
Le véritable tournant survient en 1973 avec l’album Solid Air, dédié à son ami Nick Drake. Ce disque, porté par le titre emblématique May You Never, devient un classique du folk rock. Martyn y fusionne acoustique et expérimentations électroniques, posant les bases d’un style unique. En 1977, One World repousse encore les limites avec des paysages sonores atmosphériques, influençant des artistes aussi divers que Eric Clapton ou The Cure. Sa collaboration avec le bassiste Danny Thompson et la chanteuse Beverley Martyn (son épouse) marque également cette période faste.
Un héritage intemporel
Malgré des combats personnels contre l’alcoolisme, John Martyn n’a cessé de créer jusqu’à sa mort en 2009. Ses albums tardifs, comme Sapphire (1984) ou Glorious Fool (1981), témoignent d’une recherche constante de renouveau. Aujourd’hui, son influence est saluée par des générations de musiciens, de Radiohead à John Frusciante. Sa musique, à la fois intime et universelle, continue de toucher les amateurs de folk, de rock et de jazz. John Martyn reste une figure incontournable, un poète maudit dont l’œuvre lumineuse transcende les genres.
