DJO
Qui est Djo, l’artiste caché derrière une star de série ?
Derrière le pseudonyme Djo se cache une figure familière du grand public : l’acteur américain Joe Keery, révélé par la série Stranger Things. Né le 24 avril 1992 à Newburyport, dans le Massachusetts, il mène en parallèle une carrière musicale singulière, loin des projecteurs hollywoodiens. Avec Djo, il explore une pop indépendante introspective et psychédélique, prouvant que son talent ne se limite pas au petit écran.
Des débuts discrets à une reconnaissance indie
Avant de devenir Djo, Joe Keery s’est fait les dents au sein du groupe de rock psychédélique Post Animal, basé à Chicago. Cette première expérience scénique lui permet de développer un goût prononcé pour les textures sonores riches et les ambiances planantes. En 2019, il lance son projet solo Djo avec l’album Twenty Twenty, un premier essai remarqué qui mêle guitares rêveuses et synthés vaporeux. Mais c’est en 2022 que tout bascule avec Decide, porté par le tube planétaire End of Beginning. Ce morceau, devenu viral sur les réseaux sociaux, propulse Djo sur le devant de la scène indie internationale et lui offre une crédibilité musicale bien au-delà de sa notoriété d’acteur.
Un style entre bedroom pop et néo-psychédélisme
La musique de Djo se situe à la croisée de plusieurs courants : indie pop, bedroom pop, indie rock et néo-psychédélisme. Ses compositions se caractérisent par des mélodies accrocheuses, des arrangements lo-fi et une voix douce, souvent teintée de mélancolie. Joe Keery écrit et produit lui-même la majorité de ses morceaux, ce qui confère à son œuvre une authenticité rare. On y entend des influences allant de Tame Impala à MGMT, avec une touche personnelle faite de refrains entêtants et de paysages sonores oniriques. Cette approche artisanale, à contre-courant des productions ultra-polissées, séduit un public en quête de sincérité.
Un héritage en construction
Bien que Djo ne soit plus actif aujourd’hui, son impact sur la scène indie pop reste tangible. End of Beginning continue de cumuler des millions d’écoutes et figure parmi les hymnes générationnels des années 2020. Pour Joe Keery, l’aventure Djo aura été une parenthèse artistique précieuse, prouvant qu’un acteur peut aussi être un musicien accompli. Son catalogue, court mais marquant, laisse entrevoir une sensibilité musicale qui pourrait bien ressurgir un jour. En attendant, ses chansons continuent de résonner, portées par une communauté de fans fidèles et une critique toujours bienveillante. Djo incarne ainsi cette nouvelle génération d’artistes polymorphes, capables de naviguer entre cinéma et musique sans jamais perdre leur âme.
Discographie 18 releases
The Crux Deluxe
Awake
It’s Over
Carry the Name
The Crux
Delete Ya
Basic Being Basic
End of Beginning (remixed)
D‐SIDES
End of Beginning
DECIDE
Gloom
Change
Keep Your Head Up
Twenty Twenty
Mortal Projections
Chateau (Feel Alright)
Roddy
